Nicolas Beuscart

Account Manager chez Com’ des enfants

Publié le

28/04/2026

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6 minutes

(Clubs) (CX)

Du clic à la conversion : les nouvelles frontières du e-commerce

Du clic à la conversion : explorer les nouvelles frontières de l’innovation pour réinventer le commerce en ligne

À l’heure où le e-commerce se transforme en véritable expérience immersive, les codes traditionnels de l’achat en ligne volent en éclats. Porté par les réseaux sociaux, le mobile et l’intelligence artificielle, le parcours client devient fluide, instantané et largement influencé par les algorithmes. Désormais, plus que le clic, ce sont l’attention et le désir qui déclenchent l’achat, redessinant en profondeur les stratégies des marques.

Le e-commerce ne ressemble plus à ce qu’il était hier. Le site marchand classique, les fiches produits interminables, les tunnels optimisés… tout ça fonctionne encore, mais ça ne suffit plus. Aujourd’hui, les clients découvrent, ils scrollent, ils partagent, et parfois ils achètent avant même d’avoir cherché. Le commerce en ligne est devenu un flux, un media, une expérience. Entre social commerce, mobile omniprésent, abonnements et intelligence artificielle, les règles du jeu ont changé. Le clic existe toujours, mais ce sont l’attention et l’envie qui décident.

Les nouveaux acheteurs

Pendant des années, le e-commerce a été une affaire d’optimisation : un bon tunnel, quelques A/B tests, un checkout fluide… et la conversion suivait. En 30 ans, la technologie et l’e-commerce ont bien évolué ! Il y a d’abord eu ceux qui ont connu le début d’internet, les catalogues en ligne, les premières commandes sur PC, l’achat était plutôt rationnel, basé sur la confiance et la recherche d’information. Puis ceux qui ont grandi avec la comparaison des prix, les avis clients et les comparateurs, et qui ont appris à analyser chaque achat : on pesait la qualité, on cherchait le meilleur prix, on évaluait les alternatives.

Mais aujourd’hui, de nouveaux consommateurs sont arrivés, ainsi que de nouvelles habitudes : avec le téléphone, les réseaux sociaux et la mondialisation, l’expérience prend le pas sur la qualité, il faut donc repenser l’expérience d’achat dans son ensemble, non pas parce que le e-commerce ralentit, au contraire (en France, il a atteint 196,4 milliards d’euros en 2025), mais parce que la croissance ne vient plus des mêmes leviers.

“Je scrolle, donc j’achète”

Avec TikTok, Instagram ou Facebook, l’achat ne commence plus sur un site, mais dans un flux. Le produit n’est plus recherché. Il apparaît. Il s’insère dans un contenu, souvent sans intention initiale d’achat. Et surtout, il devient achetable immédiatement. Pour y arriver, le commerce en ligne doit se mettre en scène, avec une histoire captivante, avant même de penser à convertir. On est passé de« besoin → recherche → achat » à un parcours plus complexe : « découverte → désir → interaction » → achat → partage. Vous voyez ces vidéos TikTok d’un produit qu’on vous envoie et que vous trouvez génial ? Vous venez de vivre un micro-parcours social commerce. C’est donc un basculement majeur : on ne capte plus une demande, on provoque un désir. C’est ce qui explique que plus de 40 % des consommateurs découvrent désormais des produits via les réseaux sociaux selon Kantar.

TikTok Shop, pour sa première année en France, l’illustre parfaitement : le fameux “TikTok made me buy it” n’est pas juste un mème, c’est une réalité commerciale. Avec les réseaux sociaux, la découverte des produits ne passe plus uniquement par l’acheteur final. Il est influencé par les algorithmes, ses créateurs favoris, et par son entourage. Une simple vidéo partagée par un proche peut déclencher un achat en un clic. Le e-commerce n’est plus seulement un canal de vente : c’est devenu un espace d’influence, où le consommateur devient un vendeur, et où chaque interaction contribue à un parcours collectif.

En parlant de réseaux sociaux, il y a une réalité simple : aujourd’hui, presque tout passe par le mobile. C’est devenu le hub du e-commerce, là où la découverte, la comparaison et l’achat se confondent. Selon la Fevad, plus de 70 % des transactions e-commerce en France passent désormais par mobile, et ce chiffre ne fait qu’augmenter.

Quand l’IA s’invite dans le panier

Le panier moyen stagne, mais la fréquence d’achat augmente. On achète moins en une fois, mais plus souvent et parfois sans même s’en rendre compte. Abonnements, réassorts automatiques, box mensuelles… l’achat s’est glissé dans le quotidien, de manière automatisée. Pour les marques, ça change tout : la performance ne repose plus sur la conversion initiale, mais sur la capacité à s’installer dans la durée. On ne cherche plus à vendre un produit, on cherche à occuper une place dans la vie du consommateur. La conversion devient un point de départ, pas une finalité.

Et l’IA pousse cette logique encore plus loin ! Désormais, ChatGPT détecte une intention d’achat et génère directement un guide personnalisé : produits comparés, avis synthétisés, liens d’achat. OpenAI est allé encore plus loin avec Instant Checkout : plus besoin d’ouvrir dix onglets, on peut finaliser un achat sans jamais quitter la conversation, via Stripe. Perplexity a suivi la même logique. Ce ne sont plus seulement la pub ou le SEO / GEO qui comptent, mais la façon dont un site structure ses données, produits, descriptions, spécifications, avis, et surtout comment le client pense. Être mal indexé dans ces systèmes, c’est ne pas exister dans ce nouveau parcours.

Convaincre l’humain… ou son assistant robot ?

Demain, ce ne sera plus l’humain qui cliquera. Ce sera son assistant. Son agent IA. Son robot personnel qui le connaît, analyse ses habitudes, ses préférences, son budget. Quand quelqu’un dira « j’ai besoin d’une nouvelle montre », qui choisira le modèle, la couleur, la marque ? Votre client ? Ou son algorithme qui sait qu’il préfère le minimalisme, qu’il a un budget de 200€, qu’il a regardé trois fois la même référence il y a six mois ?

C’est le renversement fondamental du e-commerce : pendant 30 ans, les marques ont appris à convaincre des humains. Demain, elles devront aussi convaincre des IA par la donnée, la cohérence, la réputation algorithmique.Être choisi par un robot, c’est avoir été le bon choix à chaque interaction précédente. Les marques qui réussiront seront celles qui sauront parler aux deux : à l’humain qui désire, et au robot qui décide à sa place.

Par Nicolas BEUSCART, Account Manager chez Com’ des Enfants. Agence membre du Club CX de l’AACC

Publié le

20/04/2026

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4 minutes

(Création)

Cannes Lions 2026 : la France rayonne avec 13 jurés internationaux et une nouvelle génération de talents

Alors que la France vient d’être nommée « Creative Country of the Year » aux Cannes Lions 2026, l’AACC est fière d’annoncer une double mobilisation de la profession : treize personnalités françaises siégeront au jury international, tandis que quatre binômes de jeunes créatifs représenteront la France lors de la compétition Young Lions.

La France au cœur du jury international

Chaque année, l’AACC organise la présélection des professionnels français appelés à évaluer les meilleures créations publicitaires du monde. Pour cette 73e édition, qui se tiendra du 22 au 26 juin 2026 à Cannes, ce sont treize expertes et experts qui siégeront dans les jurys internationaux, dont deux présidentes de catégorie.

Deux présidentes de jury françaises :

Bertille Toledano, CEO de BETC et présidente d’Havas Creative Middle East & Havas Creative Network, présidera le jury Creative Effectiveness.

Sarah Lemarié, Chief Strategy Officer de Publicis France, présidera quant à elle le jury Creative Strategy.

Les onze autres jurés français :

  • Virginie Berçot (Global Brand Director, AXA) pour Creative Business Transformation ;
  • Agathe Bousquet (Présidente, Publicis Groupe en France, Leo) pour Creative Brand ; 
  • Gaëtan du Peloux (CCO/CEO, Marcel) pour Dan Wieden Titanium ; 
  • Farah El Feghali (Executive Creative Director, McCann Paris) pour Entertainment ;
  • Teddy Kossoko (Founder, GARA & Masseka Game Studio) pour Entertainment Lions for Gaming ;
  • Marcelo Vergara (Executive Creative Director, Publicis Conseil) pour Film ;
  • Séverine Autret (Global Creative Excellence Lead, Opella) pour Health & Wellness ;
  • Maud Robaglia (Head of Art, Publicis Conseil) pour Industry Craft ;
  • Fabrice Plazolles (Managing Director & Chief Creative Officer, Havas Play) pour Media ;
  • Stéphane Gaubert (Chief Creative Officer, Havas Paris) pour Outdoor;
  • Jean Paoli (Executive Creative Director, Weber Shandwick) pour PR.

Cette représentation confirme le rôle central qu’occupe la France dans la création mondiale, dans le prolongement de sa 4e place au classement 2025.

Le dernier jury à découvrir, pour la catégorie Luxury sera dévoilé prochainement. 

Young Lions : quatre binômes pour porter les couleurs françaises

En parallèle, l’AACC dévoile les équipes qui représenteront la France lors de la compétition internationale Young Lions, réservée aux professionnels de moins de 30 ans.

À l’issue d’une sélection nationale exigeante regroupant 26 équipes, quatre binômes se sont distingués par leur créativité et leur rigueur stratégique :

  • Design : Hamza Ben Maadoum & Léane Sannier (Publicis Conseil)
  • Digital : Enora Pichavant & Emma Merges (McCann)
  • Film : Lily Martins & Johanna Morais (McCann)
  • Print : Valentin Gourmel & Leo Rodriguez (BETC)

Dans la catégorie Relations Publiques, le SCRP a distingué Eugénie Trouvé-Apperry et Ekaterina Govorukhina (Burson) lors de la finale des Meilleurs Espoirs RP.

Un brief centré sur l’image de la France

Pour cette édition, l’AACC a conçu un brief inédit autour du positionnement international des Industries Culturelles et Créatives françaises, un sujet d’autant plus stratégique que la France peine encore à faire coïncider son image internationale avec la réalité de sa production créative. Ce brief a été élaboré par Odile Breffa (strategy lead, Innocean) et Farah El Feghali (Executive Creative Director, McCann).

Les candidats ont dû répondre au brief en anglais, en 24 ou 48 heures selon la catégorie. Le jury de sélection était présidé par Stéphane Xiberras (Président et Directeur de la Création, BETC France), entouré de Paul Groves (Executive, Creative Director, W Conran Design), Gaëtan du Peloux (CEO/CCO, Marcel), Olivier Altmann (Cofondateur, Altmann+Partners) et Olivier Apers (Vice-président/Executive Creative Director, BETC).

Les équipes retenues seront accompagnées par Odile Breffa et Farah El Feghali pour les préparer aux standards internationaux. Un débrief personnalisé a également été proposé à l’ensemble des équipes non sélectionnées.

Publié le

09/04/2026

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(Membre)

Quatre nouvelles agences rejoignent l’AACC

Quatre nouvelles agences rejoignent l’AACC, dont trois au sein du Club Outre-mer

L’AACC, coprésidée par Tiphaine du Plessis, présidente de BETC FULLSIX, et David Leclabart, président d’AUSTRALIEGAD, annonce l’arrivée de quatre nouvelles agences.

Un développement qui confirme l’attractivité du collectif et le dynamisme du Club Outre-mer.

L’AACC accueille l’agence Clark, spécialisée en influence marketing, ainsi que trois agences qui rejoignent le Club Outre-mer : imagecorp (branding), Livingstone(communication 360°) et Smart Shopper (CX).

Ces adhésions renforcent la richesse des expertises du collectif, et Soufyaan Babaï, président du Club Outre-mer se félicite d’accueillir trois d’entre elles.

Les dirigeants des agences participent activement aux échanges entre pairs, aux travaux des commissions et aux dynamiques collectives portées par les différents clubs. Leur contribution vient nourrir les réflexions stratégiques de l’association et renforcer la pluralité des points de vue au service de l’ensemble des membres.

Bienvenue à ces agences qui viennent renforcer notre collectif !

Elles rejoignent l’AACC

Olivier-VIGNEAUX_CEO-BETC Fullsix

Olivier Vigneaux

Président BETC Fullsix Group et du Club CX de l’AACC

Publié le

30/03/2026

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(Clubs) (CX)

La vérité à l’épreuve de l’IA : comment vendre quand l’image ne prouve plus rien

Brigitte Macron a-t-elle vraiment mixé dans une posture de DJ très peu « première dame », lors d’une soirée en boîte il y a quelques mois ? Les images des inondations spectaculaires du sud de la France étaient-elles toutes réelles ? Cette catastrophe, au ralenti, où des voitures semblent englouties dans une rue devenue rivière : était-ce du réel… ou du plausible ? Et cette dernière intervention de Trump, est-elle véridique ?

Derrière ces séquences virales, une même question s’impose, de plus en plus systématiquement : dans un monde saturé d’images, que vaut encore la preuve visuelle ? L’image, longtemps considérée comme un indice puissant du réel, perd son statut de témoin privilégié. Non parce qu’elle mentirait davantage qu’hier, mais parce que la frontière entre document et fabrication devient plus difficile à distinguer—et, surtout, plus facile à franchir.

Nous avons une obligation de vigilance, dont on sait, certes, la nécessité depuis toujours, mais qui devient plus que jamais indispensable à l’heure où le réalisme des contenus générés par l’IA rend la détection du faux de plus en plus difficile. 

Bienvenue dans l’ère du soupçon

L’être humain s’adapte, toujours, n’est-ce pas ? Je suis convaincu qu’au lieu d’être démunis face à ces contenus questionnables, nous allons, tous, développer une capacité critique croissante. Les nouvelles générations, ayant grandi dans un univers où toute image, toute vidéo est potentiellement fausse saurons sans aucun doute faire preuve de distance critique, comme un réflexe. C’est ce que les grands acteurs digitaux doivent de toute urgence comprendre, car cette défiance pourrait bien finalement se traduire par une désaffection de la part des plus jeunes.

Dans ce contexte, le rôle des marques media comme gage de sérieux, de vérité, devrait croître. Nous aurons tous besoin de repères, de « safe places » nous permettant de laisser de côté notre vigilance, baisser la garde, via la garantie qu’apporteront ces marques caution. C’est à cette valeur de confiance que les grands medias consacrent leurs efforts et devront continuer obstinément à le faire.

La même question se pose et va se poser de façon croissante, au-delà de l’actualité, pour les contenus proposés par les marques. Tout porte à croire, si je m’en réfère à ma propre exposition à des contenus publicitaires sur les réseaux sociaux, que l’on est en train de perdre progressivement la notion de vérité dans les messages d’un grand nombre d’annonceurs.

La réclame a toujours enjolivé ; elle s’est longtemps protégée derrière l’humour, la mise en scène, l’hyperbole. Mais le terrain change. Nous sommes entrés dans un âge où la promesse se met en images de façon de plus en plus spectaculaire, et où la démonstration – témoignages, “preuves”, avant/après, résultats “objectivés”- se multiplie, souvent sans garde-fous : le temps de la réclame décomplexée, bon marché, est manifestement revenu en force. Effets esthétiques stupéfiants, vitalité garantie, amincissement miracle, rajeunissement spectaculaire, à grand renfort de témoignages et de démonstrations visuelles de résultats apparemment incontestables.

Nous voilà face au même principe que pour l’information : tout est faux ? Non, probablement pas… Tout est vrai ? Non plus, évidemment. Alors comment faire mon choix ? A quel saint se vouer ?

Les plateformes ont énormément promu les créateurs et influenceurs comme intermédiaires « de confiance », porteurs du « vrai » du fameux « authentique ». Au-delà de leur capacité à promouvoir à peu près tout et n’importe quoi – au gré des largesses des marques – la limite de ce schéma de conviction va, elle-aussi, être mise à mal par la génération d’images et de vidéos rendues possibles par l’IA : la vérité même des vidéos de ces influenceurs ne tardera pas à être questionnée puisqu’on va pouvoir la générer d’un prompt.


Marketing sous suspicion : reconstruire la confiance à l’ère des contenus générés

Préparons-nous (et c’est au fond une forme d’optimisme de ma part, de confiance dans l’intelligence humaine) à un scepticisme grandissant de la part du public et en particulier des nouvelles générations. Baignées dans une communication globalement suspecte, comment réussir à les convaincre de quoi que ce soit ? Danger pour les démocraties, danger aussi pour le marketing.

Les chiffres montrent que le public doute aujourd’hui de plus en plus des marques, et qu’il considère que la plupart d’entre elles pourraient disparaître. C’est certainement là le prix qu’elles paient pour leur manque de vérité, mais regagner la confiance est une nécessité. Sinon, à la prochaine crise ? plus personne ne croira leurs preuves !


La vérité comme avantage concurrentiel

Dans un monde où le vraisemblable se fabrique à la demande, la crédibilité devient un actif stratégique. Pour les marques, l’enjeu n’est pas seulement d’éviter le faux ; il est de réapprendre à prouver, à expliciter, à contextualiser, à documenter.

Je crois que le pouvoir des figures d’autorité, et en particulier celui des « grandes » marques (ou en tous cas de celles qui vont réussir à ne pas se commettre dans des messages sur-prometteurs et des rhétoriques social media trop racoleuses) devrait avoir le pouvoir d’agir comme garde-fou.

Il leur faut à tout prix cultiver leur pouvoir de vérité ; c’est ce qui aura le plus de valeur dans les années de « post vérité » qui nous attendent. Et c’est notre rôle en tant que conseil de ces marques et entreprises, de les aider, inlassablement, à bâtir ce capital solide, indispensable pour convaincre dans la durée. Cela implique une grande exigence, une éthique, et certainement le choix, souvent, de privilégier le réel dans leur communication. 

Car rien n’est plus précieux que cette vérité.

Mathieu Vicard et Laurie Zingaretti

Directeurs généraux et artistiques de l’agence Adrénaline

Publié le

23/03/2026

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(Clubs)

IA et communication : ce qui a vraiment changé en 4 ans

En 4 ans, l’IA a changé la communication bien plus profondément que nous ne l’avions anticipé

Quatre ans après l’arrivée de l’IA générative dans les métiers de la communication, l’heure n’est plus à l’expérimentation mais à l’industrialisation. Pour Mathieu Vicard et Laurie Zingaretti, dirigeants de l’agence Adrénaline, cette mutation technologique déplace désormais la valeur du simple acte de produire vers la capacité à concevoir, orchestrer et assumer une vision créative.

En mars 2022,l’IA générative faisait irruption dans nos métiers avec le lancement de Midjourney. À l’époque, on parlait de révolution et le terme semblait excessif. Quatre ans plus tard, il ne l’est plus : nous avons franchi un seuil, non pas celui de l’adoption, mais celui de la maturité technologique. Ce qui impressionnait hier par son potentiel impressionne aujourd’hui par sa fiabilité. Les outils ont progressé à une vitesse rarement observée dans l’histoire des technologies créatives. La cohérence visuelle s’est renforcée. Les univers peuvent être maintenus, contrôlés, déclinés sans perte d’identité. Les modèles sont personnalisables, les plateformes plus puissantes, les flux de production intégrés. La rapidité n’est plus approximative, elle est devenue qualitative.

Lorsque rapidité et qualité convergent, il ne s’agit plus d’une simple optimisation. C’est une transformation structurelle.

Il serait pourtant réducteur de limiter cette transformation à la création graphique. L’IA ne s’est pas contentée d’accélérer la production d’images ou de vidéos. Elle s’est infiltrée dans tous les étages de la communication : elle structure désormais l’analyse de données, la rédaction, le SEO, les contenus audio, la traduction… et même l’élaboration de la stratégie. L’IA modifie les processus de travail autant qu’elle transforme les livrables. En quatre ans, ce n’est pas seulement la manière de produire qui a changé, c’est la manière de penser la production. Longtemps, la valeur dans nos métiers reposait en grande partie sur la maîtrise technique et l’accès aux ressources : studios, équipes spécialisées, expertises segmentées. Ce modèle est en train de se recomposer. Lorsque la production devient accessible, elle cesse d’être rare. Et lorsqu’elle cesse d’être rare, elle cesse d’être différenciante.

La valeur se déplace. Non plus vers l’exécution, mais vers l’intention

Quand tout le monde peut produire vite et bien, produire vite et bien ne suffit plus. Ce qui différencie n’est plus la capacité à générer une image ou une vidéo, mais la capacité à construire un univers, à articuler un récit, à maintenir une cohérence stratégique sur l’ensemble d’un dispositif. L’IA ne vide pas la création de sa substance, elle la met sous tension. Les outils actuels permettent d’explorer des pistes créatives à une vitesse inédite, de tester des territoires, de faire émerger une vision. Ils permettent d’aller plus loin, dans la technique comme dans la créativité. Cela exige une nouvelle compétence : piloter la machine. L’IA n’est plus un assistant passif, elle est devenue un environnement. Et dans cet environnement, la différence ne se fera pas sur l’accès aux outils, mais sur la capacité à les orchestrer. Un mauvais brief produit désormais un mauvais résultat… plus rapidement. La machine amplifie la qualité d’une intention comme elle amplifie ses failles.

Soyons lucides : l’adoption massive de l’IA va restructurer le marché

Elle exercera une pression accrue sur les budgets, sur les équipes et sur les modèles économiques des agences. Certains métiers se contractent déjà : rédacteurs, traducteurs aujourd’hui ; photographes, mannequins, monteurs demain. D’autres émergent, centrés sur la capacité à piloter des environnements complexes, à arbitrer entre les modèles, à maintenir une ligne narrative et stratégique dans un flux continu de génération. Ce mouvement n’a rien de théorique : il s’observe déjà aujourd’hui dans nos agences. L’IA n’est pas une vague passagère, elle est devenue l’infrastructure invisible de notre secteur. Ce que ces quatre années ont profondément changé, c’est le centre de gravité de nos métiers. La production ne disparaît pas, mais elle n’est plus au cœur.

Publié le

20/03/2026

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(Gouvernance)

Tiphaine du Plessis élue coprésidente de l’AACC

Réunie en Conseil d’administration, l’AACC a élu Tiphaine du Plessis, présidente de BETC FULLSIX, à la coprésidence de l’association, aux côtés de David Leclabart, président d’AUSTRALIEGAD. Elle succède à Bertille Toledano, qui a exercé cette fonction pendant cinq années et a choisi de se consacrer pleinement à ses nouvelles responsabilités internationales.

Un profil en phase avec les enjeux actuels des agences

Dirigeante reconnue dans le secteur de la communication et du marketing digital, Tiphaine du Plessis apporte à la gouvernance de l’AACC une expertise forgée en plus de vingt ans d’expérience au service des marques. Elle a accompagné des grands comptes tels qu’Air France, Peugeot ou Leroy Merlin, en développant des approches intégrées mêlant stratégie, création et innovation technologique. Sa maîtrise des enjeux liés à la transformation business, à l’expérience client et au digital lui confère une vision à la fois opérationnelle et stratégique, directement en prise avec les réalités que vivent aujourd’hui les agences membres de l’AACC.

Un engagement déjà ancré dans les travaux de l’association

Tiphaine du Plessis n’est pas une nouvelle venue au sein de l’AACC. Très investie dans les réflexions collectives, elle a notamment contribué aux travaux de la commission IA & Innovation, qu’elle a aidé à structurer autour de cinq axes prioritaires : l’accompagnement des dirigeants dans l’intégration de l’IA au sein de leurs organisations, la formation des collaborateurs, la promotion d’usages responsables et éclairés, la valorisation des outils d’IA français et européens, et enfin la mesure des impacts environnementaux liés au développement de ces technologies. Autant de chantiers qui reflètent les préoccupations concrètes des agences et positionnent l’AACC comme un acteur engagé et lucide face aux mutations technologiques du secteur.

Bertille Toledano : cinq ans d’un engagement décisif

La nomination de Tiphaine du Plessis intervient après cinq années de coprésidence exercées par Bertille Toledano, dont le mandat a profondément marqué l’association. Sous son impulsion, l’AACC a engagé une refonte de son identité, renouvelé sa gouvernance et lancé de nouveaux chantiers pour défendre la valeur de la création et renforcer l’attractivité des métiers de la communication. « Cinq années un peu folles où nous avons traversé ensemble plusieurs révolutions comportementale, numérique, et technologique, avec une seule idée en tête, valoriser la création de valeur liée à nos métiers et faire de la France un grand pays de la créativité. Je remercie d’abord David, les membres du bureau et tous les permanents de l’AACC. Cinq années formidables.» commente Bertille Toledano

Une coprésidence tournée vers l’avenir

Tiphaine du Plessis et David Leclabart poursuivront ensemble les priorités qui structurent l’action de l’AACC : défense de la valeur, promotion de la création, engagement en faveur de la responsabilité et de l’attractivité des métiers. Plusieurs rendez-vous majeurs jalonnent déjà l’agenda : la distinction France Creative Country of the Year, aux Cannes Lions 2026 (22-26 juin), le cycle de conférences Creativity is business et la Semaine de la communication.

Tiphaine du Plessis déclare : « Je suis honorée de rejoindre la coprésidence de l’AACC aux côtés de David et de m’engager au service du collectif. Dans un contexte où nos métiers se réinventent à grande vitesse, l’AACC doit plus que jamais rassembler les talents, placer l’innovation au cœur des réflexions et porter la valeur stratégique de notre industrie auprès des marques et des institutions. »

David Leclabart ajoute : « Travailler avec Bertille a été un privilège et un plaisir de chaque instant. Nous avons traversé les hauts et les bas avec une complicité rare. Je suis ravi d’ouvrir ce nouveau chapitre avec Tiphaine. Son engagement, sa sensibilité sur les enjeux business et son expertise sur l’innovation- notamment l’I.A- sont de précieux atouts pour l’association. »

Publié le

20/02/2026

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3 minutes

Venez découvrir les métiers de la communication le 24 mars prochain ! La Journée Agences Ouvertes est un moment unique pour découvrir, de l’intérieur, les métiers, les savoir-faire et les univers de celles et ceux qui façonnent la communication d’aujourd’hui et de demain. 

Composez votre parcours dès maintenant 

Un site dédié permet de consulter l’ensemble des programmes proposés par les agences participantes et de préparer sa visite en amont. 

👉 Connectez-vous dès maintenant pour découvrir les événements, choisir les agences à visiter et construire votre parcours pour cette journée placée sous le signe de la découverte et du partage. 

(Attractivité)

#JAO2026 (Journée Agences Ouvertes) : venez découvrir les métiers de la communication 

Le 24 mars prochain, les agences de communication dans toute la France ouvrent grand leurs portes à l’occasion de la JAO2026. Une invitation unique à découvrir, de l’intérieur, les métiers, les savoir-faire et les univers de celles et ceux qui façonnent la communication d’aujourd’hui et de demain. 

Que vous soyez étudiant, enseignant, expert du secteur, ou simplement curieuse, la JAO est pensée comme un moment de rencontre, de transmission et d’inspiration. Agences conseil en création, relations publics ou média : chacun est libre de composer son parcours et d’explorer la diversité des métiers, au contact direct des professionnels qui les exercent au quotidien. 

Un rendez-vous devenu incontournable pour le secteur 

Initiée il y a 15 ans par l’AACC, rejointe par l’UDECAM et cette année le SCRP, la Journée Agences Ouvertes est devenue un temps fort pour le secteur de la communication. Chaque année, elle attire des visiteurs toujours plus nombreux  autour d’un même objectif : faire découvrir la richesse et la réalité des métiers en agence. 

Cette édition réunira plus de 80 agences, réparties à Paris, en Ile-de-France en régions et en Outre-mer. Au cours de cette journée, elles proposeront des formats variés et interactifs : ateliers, présentation des métiers, conférences, rencontres informelles, job dating, discussions avec les équipes… ainsi que des moments de convivialité. Autant d’occasions de poser ses questions, d’échanger sans filtre et de mieux comprendre les opportunités professionnelles en agence. 

Travailler en agence créa : créativité, stratégie et diversité 

Les agences conseil en création sont des lieux où se croisent créativité, réflexion stratégique et engagement collectif. Elles réunissent des équipes passionnées qui mettent leurs idées au service des marques, des entreprises, des institutions et des associations. 

Travailler en agence, c’est aussi bénéficier d’une fenêtre ouverte sur tous les secteurs d’activité : automobile, santé, beauté, culture, sport, alimentation, luxe, tech… C’est imaginer des récits, concevoir des stratégies, leur donner vie sur tous les terrains d’expression et évoluer dans des environnements où les personnalités et les idées ont toute leur place. La possibilité de construire une carrière passionnante, riche et diversifiée. Dans le secteur de la communication, on choisit de ne pas choisir son métier mais de tous les expérimenter. 

 

Publié le

19/02/2026

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(Création)

La France, « Creative Country of the Year » 2026 : une singularité créative à l’honneur 

La France vient d’être nommée “Creative Country of the Year” 2026 par l’organisation des Cannes Lions. Une distinction accordée à une nation dont l’empreinte créative marque durablement l’industrie mondiale de la communication. Au-delà d’un titre honorifique, cette reconnaissance consacre un modèle français singulier, capable d’allier excellence artistique, rigueur stratégique et performance économique. 

Une puissance créative ancrée dans la durée 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 603 Lions et 39 Grands Prix remportés à ce jour. La France figure régulièrement dans le Top 5 des pays les plus primés et ses agences décrochent fréquemment les plus hautes distinctions, dont le prestigieux titre d’“Agency of the Year”.  Plus de 250 professionnels français ont siégé dans les jurys du Festival, dont 18 en tant que présidents : un niveau qui témoigne de l’influence internationale de notre expertise. 

Mais au-delà des trophées, c’est une certaine idée de la créativité qui s’impose. Une créativité exigeante, nourrie par une forte culture générale, un sens aigu de la narration et une capacité à conjuguer intuition, références artistiques et efficacité business. En France, la création n’est pas un vernis : elle est pensée comme un levier stratégique de transformation des marques et des organisations. 

Une dynamique amplifiée par Paris 2024 

L’impact des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 a renforcé la visibilité internationale des industries culturelles et créatives françaises. Design, spectacle vivant, innovation technologique, artisanat, production audiovisuelle, jeu vidéo : l’écosystème hexagonal a démontré sa capacité à fédérer talents, savoir-faire et audace au service d’événements d’envergure mondiale. 

Cette dynamique a mis en lumière notre spécificité française : la porosité entre culture, création et performance. Une approche transversale où les idées circulent, s’enrichissent et prennent forme avec une ambition collective forte et un niveau d’exigence élevé.  

Une présence stratégique en 2026 

L’édition 2026 des Cannes Lions verra également des personnalités françaises présider le jury de catégories clés : Bertille Toledano (BETC, Havas Creative Network, Havas Creative Middle East) pour la catégorie Creative Effectiveness et Sarah Lemarié (Publicis France) pour la catégorie Creative Strategy. 

Par ailleurs, la compétition nationale des Young Lions, organisée par l’AACC, qui représente officiellement les Cannes Lions en France depuis 2009, permettra d’identifier et d’accompagner la nouvelle génération qui portera nos couleurs à l’international. 

Cette reconnaissance est donc à la fois un aboutissement et un point de départ. Elle valorise le travail collectif des agences, des marques audacieuses qui leur font confiance, et des talents qui imaginent, produisent et diffusent les idées. Elle constitue aussi une opportunité unique de renforcer l’attractivité de nos métiers auprès des nouvelles générations et de rappeler le rôle structurant de la communication et de la créativité dans l’économie. 

En 2026, la France ne sera pas seulement célébrée : elle sera attendue. À nous de faire de ce rendez-vous une vitrine éclatante de notre excellence et de notre singularité créative. 

Publié le

19/02/2026

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3 minutes

(Attractivité)

Participez à la nouvelle étude sur l’attractivité des métiers en agences 

Les métiers de la communication évoluent rapidement. Nouvelles expertises, nouvelles attentes des collaborateurs, transformation des organisations : le travail en agence change, et avec lui la manière dont il est perçu. Pour mieux comprendre ces évolutions, l’AACC, en partenariat avec L’Association Nationale des Communicants et Occurrence, lance une nouvelle étude sur l’attractivité des métiers en agences. 

Pourquoi cette étude est essentielle 

L’objectif est simple : comprendre comment les métiers de la communication sont perçus aujourd’hui, identifier leurs forces et leurs fragilités, et mesurer ce qui attire, ou freine les talents dans notre secteur. 

Il s’agit aussi de savoir si l’attractivité a progressé, stagné ou diminué depuis la première vague. Une approche affinée par profil (âge, statut, famille de métiers, parcours) permettra de mieux cerner les attentes spécifiques des différents types de collaborateurs et d’adapter les actions en conséquence. 

Ce que la première étude a déjà permis 

La précédente enquête a constitué un jalon majeur pour le secteur. Elle a notamment contribué à la création de la cartographie des métiers de la publicité, aujourd’hui devenue un référentiel clé, accessible sur le site de l’AFDAS

Ce travail a amélioré la lisibilité des métiers auprès des jeunes et des écoles, clarifié les rôles, les compétences et les parcours en agence, et renforcé l’attractivité du secteur auprès des nouvelles générations. 

À quoi serviront concrètement vos réponses ? 

Les résultats de cette nouvelle étude auront des retombées directes et opérationnelles. 

Pour l’AACC, ils permettront de renforcer les prises de parole auprès des pouvoirs publics, d’orienter les actions dans les écoles et d’alimenter les travaux de la commission sociale. 

Pour les agences, ces données actualisées seront un outil stratégique : ajuster leur politique de marque employeur, mieux attirer et fidéliser les talents, comprendre les attentes réelles de leurs collaborateurs. 

Pour l’ensemble du secteur, l’enjeu est de construire un diagnostic partagé sur l’attractivité des métiers, d’identifier les leviers prioritaires à activer collectivement et de valoriser la richesse, l’utilité et la dynamique du travail en agence

Votre voix compte 

Vous êtes les mieux placé·es pour parler de votre métier et de votre réalité professionnelle. Quelques minutes suffisent pour contribuer à une vision plus juste et plus précise de notre secteur. 

Plus les réponses seront nombreuses, plus les résultats seront fiables, utiles et crédibles. Vos réponses permettront d’améliorer la perception des métiers, les parcours professionnels et la capacité d’attraction des agences. 

Publié le

17/02/2026

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(Juridique)

Evin, quand tu nous tiens…

Plusieurs décisions ont été prononcées, aux cours des dernières semaines, concernant le site Internet dédié à la bière Levrette, une campagne publicitaire pour la marque Desperados et des vidéos postées sur Facebook par MC Box Events mettant en avant les marques Jägermeister et Carlsberg :

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Plusieurs décisions ont été prononcées, aux cours des dernières semaines, concernant le site Internet dédié à la bière Levrette, une campagne publicitaire pour la marque Desperados et des vidéos postées sur Facebook par MC Box Events mettant en avant les marques Jägermeister et Carlsberg :

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Publié le

05/02/2026

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(Clubs)

L’interview de Soufyaan Babaï, président du Club Outre-mer de l’AACC

Réélu à la présidence du Club AACC Outre-mer, Soufyaan Babaï, cofondateur de l’agence réunionnaise Les Sales Gosses, revient sur les enjeux économiques, culturels et stratégiques des agences ultramarines. Une interview express pour comprendre les spécificités, les ambitions et la force créative des territoires d’Outre-mer.

Soufyaan Babaï cofondateur de l’agence réunionnaise Les Sales Gosses vient d’être réélu à la présidence du Club AACC Outre-mer, et a nommé Coraline Deslandres, directrice générale de l’agence Zoorit, comme vice-présidente.

L’occasion d’une interview express en cinq questions.

Quels sont les enjeux des agences en Outre-mer ?

Les agences en Outre-mer font face à plusieurs enjeux structurants. D’abord, un enjeu économique, avec des marchés plus contraints, des budgets souvent plus tendus et une pression accrue sur la rentabilité, notamment liée au coût de la vie sur nos territoires.

Ensuite, un enjeu de reconnaissance. Les agences d’Outre-mer sont encore trop souvent perçues comme périphériques, alors qu’elles concentrent une richesse culturelle, créative et stratégique majeure. Cette perception doit évoluer, car nos territoires sont aujourd’hui des espaces d’innovation et d’expérimentation à part entière.

Les agences du Club sont réparties sur différents territoires, qu’est-ce qui les rassemble ?

Au-delà de la géographie, c’est une histoire commune et une même réalité de terrain. Nous partageons des marchés spécifiques, des contraintes similaires, mais aussi une forte capacité d’agilité, d’adaptation et de polyvalence.

Nous avons surtout une connaissance très fine des usages locaux, des codes culturels et des sensibilités propres à chaque territoire.
À La Réunion, par exemple, saviez-vous que les habitants sortent très peu au mois de novembre, traditionnellement associé au mois des morts ? Chez Les Sales Gosses, nous avons exploité ce constat pour rappeler aux non-abonnés Canal+ qu’il valait parfois mieux rester au chaud chez soi et profiter des programmes.

Cette expertise est précise, concrète, issue du terrain. Elle nous oblige à être à la fois stratèges, créatifs et programmatiques. Le Club AACC Outre-mer permet justement de transformer cette diversité en force collective, en créant du lien, du partage d’expérience et une vision commune.

Concrètement, quelles actions souhaitez vous porter au sein du Club des agences Outre-mer ?

La priorité est claire : passer du discours à l’action. Avec Coraline Deslandres, vice-présidente du Club, nous souhaitons renforcer les liens entre les agences de nos différents territoires, pour sortir d’une logique d’initiatives isolées. Après tout, notre territoire s’appelle quand même « La Réunion ».

Nous voulons également structurer une représentation plus forte auprès des institutions, des annonceurs et de l’AACC nationale. Les Outre-mer n’ont jamais eu autant de liens et de proximité avec le conseil d’administration de l’AACC au niveau national. C’est un véritable accélérateur qualitatif pour nos territoires et pour la reconnaissance de nos spécificités. 

Quels bénéfices les agences d’Outre-mer ont-elles à rejoindre l’AACC ?

Rejoindre l’AACC, c’est d’abord ne plus être seul. C’est intégrer une filière structurée et reconnue, capable de porter la voix des agences auprès des annonceurs, des institutions et des pouvoirs publics.

C’est aussi bénéficier d’un cadre, d’un réseau et d’une dynamique collective qui permettent de gagner en visibilité, en crédibilité et en influence, tout en restant profondément ancré dans les réalités locales.

Une reférence culturelle à partager pour raconter la communication en Outre-mer ?

S’il fallait une référence, ce ne serait pas une œuvre unique, mais plutôt un point commun qui nous relie tous. Nous venons de territoires marqués par une histoire coloniale, nous parlons tous, d’une manière ou d’une autre, le créole  même – s’il diffère selon les territoires – et nous sommes des terres de métissages, de croisements et d’influences multiples.

Dit autrement, nous sommes des territoires où l’on apprend très tôt à composer, à traduire et à faire dialoguer plusieurs cultures en même temps. C’est exactement le rôle de la communication.
Avec, en plus, une bonne dose d’humour, de débrouille et de créativité, parce qu’en Outre-mer, on n’a jamais eu le luxe de faire simple.

C’est sans doute là notre meilleure référence : une culture vivante, hybride, exigeante. Un véritable laboratoire d’innovation publicitaire. Et c’est ce qui rend la communication en Outre-mer particulièrement riche… et rarement ennuyeuse.




Publié le

28/01/2026

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(Valeur)

CMOs Expectations Report : la confiance, clé des partenariats durables entre agences et annonceurs

Alors que la confiance est largement reconnue comme un pilier de la relation agence-annonceur, les pratiques actuelles peinent encore à en créer les conditions. Le CMOs Expectations Report de l’EACA, réalisé avec Kantar, décrypte les attentes réelles des directeurs marketing et esquisse les leviers essentiels pour bâtir des partenariats durables et performants.

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Alors que la confiance est largement reconnue comme un pilier de la relation agence-annonceur, les pratiques actuelles peinent encore à en créer les conditions. Le CMOs Expectations Report de l’EACA, réalisé avec Kantar, décrypte les attentes réelles des directeurs marketing et esquisse les leviers essentiels pour bâtir des partenariats durables et performants.

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